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Réforme des collectivités territoriales
Madame, Monsieur le Maire, cher(e) collègue,
Alors que la réforme territoriale commence à prendre
corps dans les projets de texte législatifs de plus en plus nombreux et de plus
en plus précis (projet de loi de finance pour 2010 qui supprime la taxe
professionnelle, projet de loi sur les collectivités locales réformant
l'intercommunalité et et les cofinancements), il a paru nécessaire à
l'Association des Petites Villes de France de proposer à l'ensemble des Maires
des petites villes un modèle de vœu appelant officiellement les pouvoirs publics
nationaux à renforcer les acquis de la décentralisation, la solidarité
territoriale et le rôle primordial de nos communes. Cette démarche ne
sera efficace que si elle est largement relayée sur le territoire et si le plus
grand nombre de Conseils Municipaux adopte le projet de délibération que vous
trouverez ci-joint et que la commune de Fumay a d'ores et déjà voté à
l'unanimité. Fidèle à sa vocation, l'Union des Maires des Ardennes s'associe
pleinement à cette initiative.
Je vous invite donc à vous joindre à nous, en soumettant
ce vœu à votre Conseil Municipal et en renvoyant une copie de la délibération
adoptée à UNIMAIR ou à l'APVF.
Vous remerciant par avance de l'intérêt que vous
porterez à cette initiative, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le Maire
et cher collègue, à l'assurance de mes sentiments les plus distingués.
Claudine LEDOUX
Présidente d'UNIMAIR Maire de
Charleville-Mézières Présidente de la Communauté d'Agglomération Coeur
d'Ardennes Vice-Présidente du Conseil Régional
Modèle de voeu concernant la réforme des collectivités
territoriales
Vu l’article L.2121-29 du Code général des collectivités
territoriales,
Vu la proposition de motion élaborée par l’Association des
petites villes de France,
Considérant qu’en vertu de la loi du 13 août 2004 relative aux
libertés et responsabilités locales, la commune constitue « le premier niveau de
l’administration publique et le premier échelon de proximité » et qu’elle est au
carrefour de toutes les préoccupations de nos concitoyens et des services
publics dont ils ont besoin ;
Considérant que le projet de loi de finances pour 2010,
présenté par le Gouvernement, prévoit la suppression de la taxe professionnelle
et que le texte relatif aux collectivités territoriales préparé par le
Gouvernement prévoit de limiter la possibilité pour les départements et les
régions de participer financièrement à des projets d’intérêt communal et de
donner aux préfets le pouvoir de redessiner la carte de l’intercommunalité,
éventuellement à l’encontre de l’avis de la majorité des communes concernées
;
Considérant que ces orientations font courir un risque de
tarissement des ressources financières, de paralysie de l’action publique locale
et de recentralisation du pouvoir, alors même que la décentralisation, fondée
sur les principes de proximité et de responsabilité des conseils élus, dans les
territoires, au plus près de la population, devrait, au contraire, être
consolidée et amplifiée, et alors même que les collectivités locales sont les
architectes du cadre de vie de nos concitoyens et les garantes des
investissements pour le futur, assurant les trois quarts des efforts publics
dans ce domaine ;
Le Conseil municipal de X : - AFFIRME son
attachement indéfectible à la décentralisation, conçue comme la possibilité pour
des conseils démocratiquement élus au plus près des besoins des concitoyens de
mener les projets d’intérêt public local qu’ils ont librement identifiés
; FORMULE le vœu que le département et la région puissent continuer à
apporter librement, dans le cadre de la solidarité territoriale, une
contribution indispensable au financement des équipements et des projets
municipaux ;
- EXPRIME son inquiétude de voir réduites les dotations
versées par l’Etat, cette année, pour la plupart des collectivités locales et la
taxe professionnelle remplacée par des impôts moins dynamiques, principalement
acquittés par les ménages et sans que soit garantie une compensation intégrale
et pérenne pour chaque commune ;
- SOUHAITE que la définition des périmètres des
intercommunalités et la détermination des compétences qu’elles exercent
demeurent fondées sur le libre choix des communes, en cohérence avec les
orientations de la Commission départementale de coopération intercommunale en
faveur, notamment, de la solidarité entre territoires.
- APPELLE le Gouvernement et les parlementaires à engager une
véritable réforme des finances locales et à renforcer les acquis de la
décentralisation, la solidarité territoriale et le rôle primordial des communes
dans la gestion des services publics de proximité et comme pilier de notre
démocratie.
Consultation citoyenne organisée pour la défense de La
Poste, contre sa privatisation, pour l'ouverture d'un débat public et
l'organisation d'un référendum.
Le Président de la République et le gouvernement ont en
projet de changer le statut de la société publique ''la Poste'' et de la
privatiser. La Poste remplit des missions de service public, la Poste est aussi
un outil essentiel d'aménagement du territoire. Un comité national s'est créé
contre la privatisation du service public postal, pour un débat public et un
référendum. Ce comité national rassemble des syndicats, des associations et
des partis politiques. Le comité a engagé une action de mobilisation et il
organise une consultation nationale des citoyens le samedi 03 octobre
prochain.
Les communes peuvent s'associer à cette mobilisation par le
vote d'un voeu en conseil municipal et le soutien aux acteurs locaux.
Réforme des collectivités territoriales
La Gazette des Communes s'est procuré un
document de travail de l'avant projet de loi des
collectivités territoriales (document pdf). Se confirment entre autres
:
1)la création de conseillers territoriaux communs au Conseil
Généraux et Régionaux 2)des dispositions concernant le statut de l'élu
(formation, indemnisation) 3)la création d'un nouveau type de collectivité
territoriale : la métropole en substitution des EPCI ou des communes
existantes 4)une réorganisation des compétences entre collectivités
locales 5)un renforcement des intercommunalités
Note de conjoncture de Dexxia.
La banque des collectivités locales propose un panorama prévisionnel des finances locales pour 2009 dans un
environnement de récession. (Document PDF)
Principales orientations des comptes des collectivités locales en
2009 : En 2009, les effets de la crise, ainsi que les actions des élus locaux
pour en amortir les conséquences, se greffent sur des tendances spécifiques au
secteur local : impact des transferts de compétences, effets du cycle lié aux
échéances municipales. Autour de comportements fortement différenciés,
l'année 2009 devrait globalement se caractériser pour le secteur local par
: - un net repli des recettes au titre des droits de mutation - une
faible progression des dotations de fonctionnement - un rebond sensible de
la pression fiscale - une évolution moins soutenue des dépenses de
gestion - une accélération des transferts de nature sociale - un tassement
de l'épargne brute ; - un léger repli des dépenses d'investissement - une
réduction du recours à l’endettement
Avances du remboursement du Fonds de Compensation de la
TVA
Une circulaire interministérielle en date du 11 février 2009
(document PDF) commente les dispositions qui
président au remboursement anticipé du FCTVA. Il est rappelé que la collectivité
doit s’engager à augmenter ses dépenses réelles d’équipement en 2009 et le
traduire dans son budget pour 2009. Cet engagement se manifeste par deux actes
cumulatifs: -elle adopte une délibération s’engageant à investir davantage
cette année; -le maire, président du conseil communautaire signe une
convention avec le préfet avant le 15 avril 2009, date impérative, pour
manifester cet engagement. Pour mesurer l’effort d’investissement, sont
prises en compte les dépenses réelles d’équipement inscrites au budget général
de la collectivité et à tous ses budgets annexes (y compris les budgets des
services publics industriels et commerciaux), figurant aux comptes 20 (compte
204 inclus), 21 et 23. Les préfets doivent transmettre, avant le 23 février, aux
collectivités, la moyenne des investissements de référence (investissement des
années 2004, 2005, 2006 et 2007) qui sert à apprécier l’augmentation des
dépenses de 2009. Pour bénéficier de la mesure, une augmentation même d’un euro
est suffisante. La collectivité territoriale peut bien évidemment s’engager sur
un programme plus ambitieux.
Suppression de la taxe professionnelle :
les associations d’élus demandent une réforme globale de
la fiscalité locale
Lors de son intervention télévisée du 5 février, le Président
de la République a annoncé la suppression de la taxe professionnelle à compter
de 2010. Cette annonce intervient au moment où l’Etat sollicite les
collectivités locales pour contribuer, à travers leurs dépenses
d’investissement, à la relance de l’économie nationale et où elles doivent faire
face à une évolution contrainte de leurs ressources. La taxe professionnelle
est la première ressource fiscale des collectivités notamment pour les
intercommunalités levant la taxe professionnelle unique. Elle représente, y
compris les dégrèvements, 29 milliards d’euros. C’est pourquoi les collectivités
territoriales demandent à disposer d’une ressource de substitution qui respecte
les principes que les associations d’élus ont toujours défendus :
- respect de l’autonomie fiscale, - maintien du lien
fiscal entre entreprises et territoires, - cohérence d’ensemble des
réformes territoriale et fiscale.
Les associations nationales d’élus locaux demandent que le
Gouvernement ouvre immédiatement des négociations sur la base des propositions
qu’elles ont élaborées conjointement depuis 2006, en faveur d’une réforme
d’ensemble de la fiscalité locale, permettant aux collectivités territoriales de
moins dépendre de l’Etat et de disposer de véritables marges de manoeuvre pour
exercer leurs responsabilités.
Association des Maires de France, Assemblée des
Départements de France, Association des Régions de France, Association des
Maires des Grandes Villes de France, Fédération des Villes Moyennes, Association
des Maires des Petites Villes de France, Association des Communautés
Urbaines de France, Association des Communautés de France.
Délais de payement des marchés publics
Le décret réduisant les délais de
payement des marchés publics a été publié. Mandatement compris, il passe
à 40 jours à compter du 1er janvier 2009 ; 35 jours à compter du 1er
janvier 2010 ; 30 à compter du 1er juillet 2010.
Le gouvernement n'a pas tenu compte de l'avis de la Commission
consultative d'évaluation des normes qui avait estimé que ces modifications se
traduiraient par d'importants surcoûts pour les collectivités locales.
Pour faire face à leurs contraintes financières
aggravées par la crise, les petites villes augmenteront les taux de leurs impôts
locaux en 2009
Selon une enquête de l'’Association des petites villes de
France (APVF) sur les intentions des petites villes en matière de fiscalité
locale pour 2009, près de 54% des maires des petites villes ont l’intention
d’augmenter le taux de leurs impôts locaux. L’augmentation envisagée est
majoritairement de l’ordre de 2 à 5% tous impôts confondus. En comparant ces
résultats avec ceux obtenus par le baromètre financier 2008 des communes et
communautés de l’AMF (voir nos informations en lien ci-dessous), les petites
villes se disent «les plus soumises à la nécessité d’augmenter leurs recettes
fiscales pour faire face à l’accroissement de leurs charges, mais aussi à
l’évolution défavorable des dotations de l’Etat aux collectivités». En ce qui
concerne les facteurs à l’origine de ces augmentations, 51% des maires sondés
évoquent le désengagement de l’Etat ainsi que les transferts mal compensés qui
pèsent lourdement sur les budgets des petites villes. L'APVF souligne qu'il
faut «prendre en compte non seulement les transferts de compétences stricto
sensu, mais également l’impact des décisions adoptées par l’Etat entraînant des
obligations supplémentaires, non compensées, à la charge des collectivités
locales, telles que récemment les obligations en matière de passeports
biométriques et de logements sociaux, entre autres.» A ce facteur s’ajoute
souvent, selon l'association, «la volonté des petites villes de maintenir le
niveau des investissements, malgré l’accroissement des charges lié à
l’augmentation du coût de la vie et à la remontée des taux d’intérêt.» Ainsi,
elles se retrouvent «contraintes, lorsqu’elles en ont la possibilité,
d’augmenter leurs recettes fiscales si elles ne veulent pas voir fondre leur
capacité d’autofinancement.» «Le contexte économique actuel pèse plus que jamais
sur les communes déjà confrontées depuis plusieurs années à un effet de ciseaux
entre les dépenses et les recettes alimenté par leur perte d’autonomie
financière», conclut l'APVF.
Baromètre financier 2008 des
communes
Passeport biométrique
Le Sénat devrait se prononcer ce mardi en séance publique sur
l’amendement de la commission des finances du Sénat, laquelle a augmenté
l'enveloppe de l’aide aux communes qui prendront en charge l'an prochain
l'enregistrement des demandes de passeports et de cartes nationales d'identité
électroniques. Initialement fixée à 6,34 millions d'euros répartis entre
2.000 communes, la dotation, sur proposition de Michèle André (socialiste,
Puy-de-Dôme), sera portée à 12 millions et financée par une réduction de crédits
d'un même montant du programme «Administration territoriale». La commission
des finances a estimé que la «dotation attribuée aux communes qui prendront en
charge en 2009 l'enregistrement des demandes de passeports et de cartes
nationales d'identité électroniques est manifestement insuffisante». Cette
dotation se fonde sur une estimation réalisée par le ministère de l'intérieur,
de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales d'un temps de traitement pour
chaque demande de titre sécurisé égal à 10 minutes. Selon la commission, les
premières communes ayant expérimenté ces nouvelles stations d'enregistrement
l'évaluent, au contraire, à près de 30 minutes. Pour sa part, le président de
l’AMF avait jugé le montant annoncé par le ministre «insuffisant», comme la
grande majorité des maires des 2.000 communes concernées. La dotation
individuelle était fixée par l’article 58 du PLF pour 2009 à «3.200 euros par an
et par station en fonctionnement dans la commune au 1er janvier de l’année en
cours», et la rapporteure propose en fait la suppression de cet article. Il
faudra attendre la discussion sénatoriale de ce mardi 25 novembre pour en savoir
plus. Par ailleurs, la commission des finances a chargé la rapporteure
spéciale de contrôler le suivi de la mise en place de ce nouveau dispositif
d'enregistrement, en lien avec la création de nouveaux titres sécurisés
(passeports et cartes nationales d'identité électroniques), dès le début de
l'année 2009.
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